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Et après tout ça ?

Voilà des années que je n’ai rien posté sur ce blog. Je n’imagine même pas y avoir encore des lecteurs. Mais ce n’est pas grave. Le relire m’a fait plaisir et donné envie de partager encore.

Voici donc maintenant 4 ans que je vis dans mon petit appartement que que la famille de mon pote Pierre habite la maison. Nous sommes tous enchanté. J’ai des voisins en or, et ils ont un locataire en or. Qui pourrait s’en plaindre.

C’est impressionnant de me relire après toutes ces années. Quel parcours. 2012, je fais l’appartement, 2016, j’y déménage, fin 2017 je trouve enfin un nouveau job fixe après trois ans de chômage et de missions free-lance précaires. Le fait d’avoir l’appartement a été une vraie bénédiction. Mon chez moi, à loyer modéré, mon investissement assuré par un locataire qui visiblement n’a pas l’intention de se faire la malle. Pourtant ce n’était pas gagné. Et je me souviens qu’une de mes grandes inquiétudes quand cette famille est arrivée était de savoir s’ils s’adapteraient à une vie sans chauffage. Pour rappelle, ma maison, Minergie-P, n’a pas de chauffage sinon un poêle à bûche qui sert plutôt d’appoint. La maison a été pensée pour avoir une forte inertie (beaucoup de béton), et isolée pour être le plus économique possible, et c’est réussi.

Dans cet article, j’expliquais comment cette situation rendait les matins hivernaux assez limite en terme de confort, surtout lorsqu’on est habitué au confort d’un appartement moderne. Je m’y étais fait. Et comme je voyageais beaucoup, ma consommation de bois était d’environ un à deux stères par hiver. Mes locataires se sont quant à eux très bien adaptés. J’estime leur consommation de trois stères environ. Ils sont 4. Ils cuisinent tous les jours. Et ils sont tout à fait satisfait du confort. Il a fallu un temps d’adaptation pour éviter d’avoir trop chaud avec le soleil qui tape sur le béton, ou en mettant trop de bois dans le poêle, ou trop froid en oubliant d’allumer un feu au bon moment ou de monter les stores lorsqu’il fait beau. Aujourd’hui, ils sont parfaitement adaptés.

Côté entretien, la maison ne m’a pas coûté grand chose. Elle a fêté ses 10 ans ce mois de janvier, et je n’ai eu jusqu’ici aucun gros travaux. Enfin, les premiers travaux oui, comme l’entretien du boiler, et plus récemment, la réparation et l’entretien de l’ensemble des stores ainsi que la repeinte des baies vitrées. En 10 ans, c’est tout ce que j’ai fait. Mais… oui il y a un mais. Il y a des travaux qui ont attendu… attendu…. attendu…

Lors de la construction de la maison, l’architecte, qui est une artiste qui aiment les lignes épurées, avait proposé qu’on en mette pas de ferblanterie sur le couvert à voiture en béton. C’est épuré en effet. Malheureusement, le maçon a fait un mauvais boulot. La dalle est légèrement creuse, l’eau s’y accumule, et déborde en cascade par l’avant. Ca a valu à deux voitures déjà de rouiller prématurément. Nous avions exigé des travaux sous garantie, mais ce qui a été fait a été plutôt inutile… et… le temps à passé et j’avais d’autres chats à fouetter. Aussi, j’ai fini par me lancer, et aujourd’hui, pour un devis de 8000CHF, je fais faire une étanchéité complète de la dalle, avec redirection de l’eau vers les écoulements. Et cette fois, il y aura de la ferblanterie. J’en connais qui vont être content en rentrant de vacances 🙂

Et maintenant, on fait quoi ?

La suite, je suis indécis. Je suis en plein alignement avec mes valeurs. Et celles-ci passent par protéger la vie. Un de mes projets est de séparer le jardin afin de permettre aux locataires de garder un gazon, et faire une prairie de mon côté afin de ramener la vie: hérissons, oiseaux, insectes, pourquoi pas batraciens, s’ils ont envie L’idée est de laisser venir ce qui a envie de s’y plaire. Idem pour la végétation, si ce n’est que j’ai bien l’intention de planter des baies, et d’autres plantes qui me donnent un peu la satisfaction du palais, parce que sérieusement, les baies dans les grandes surfaces, j’en peux plus. Jamais mûres.

Un autre projet qui me trotte dans la tête depuis quelques années, c’est de mettre un puits canadien pour l’entrée d’air de la maison afin de permettre un meilleur confort (plus chaud en hiver, moins chaud en été), et j’en profiterais pour complètement refaire l’entrée car il faudrait creuser le gravier gras. L’occasion de faire un ou deux sauts de loups avec réflecteurs pour amener encore plus de lumière du jour dans mon appartement. Peut-être en profiterais-je pour changer la VMC du dit appartement, pour la changer avec une VMC à entrée/sortie séparée (aujourd’hui c’est un cylindre d’ev. 25cm de diamètre, séparé en deux (entrée/sortie)) et y mettre également un puit canadien.

Enfin, l’installation de solaire photovoltaïque m’intéresse de plus en plus. Avec des batteries. J’aimerais bien arriver à un stade à être autonome. Si j’y arrive, je me débarrasserais certainement de mon abonnement au compteur, qui coûte une fortune mine de rien. Mais là aussi, il y a des calculs à faire.

Reste que ce sont des investissements, et je pèse le pour et le contre. Si je pense en terme de rentabilité, je ne fais aucun travaux. Il faut donc que je pense en terme de confort, de bien être, et de respect de mes valeurs, tout en considérant ne pas juste jeter mon argent pas les fenêtres. Pas fou, non plus.

Je viendrai poster de temps en temps un article, histoire que le blog ne prenne plus trop la poussière, parce que là, y avait une sacré couche…

Savez-vous quel air vous respirez dans votre sommeil ?

qualitedelairVoilà 6 ans que ma maison est construite. Je n’ai jamais remis en cause l’efficacité de la ventilation double-flux (VMC). Pourquoi l’aurais-je fais ? comme vous, j’ai fait confiance aux professionnels.

Il y a deux ans, j’ai eu une surprise de taille. Mais avant, un petit point sur le CO2:

Le CO2 est un gaz résultant de combustion. Vous en avez tous entendu parlé, puisqu’on le considère l’un des plus important contributeur au réchauffement climatique. Mais saviez-vous que c’est celui que nous expirons tous à chaque respiration. Beaucoup d’entre nous ont déjà essayé de respirer dans un sac en papier, de se cacher le nez avec son pull après un lâché odorant par un indélicat ou de se mettre sous sa couette pour se cacher: au début, pas de problème, mais très vite, la respiration s’accélère. Le pouls également puis très vite, le sentiment clair de manque d’air devient insupportable et l’instinct pousse à sortir de la situation courante pour reprendre son souffle. C’est l’expérience du CO2. Lorsque nous respirons un air vicié, le CO2 remplace une partie de l’oxygène dont nous avons besoin et le confort s’en ressent vite. Plus le taux de CO2 est élevé, plus l’inconfort est important, jusqu’à pouvoir porter préjudice à la santé. Les personnes les plus sensibles sont bien entendu les personnes ayant des difficultés ou des faiblesses respiratoires: Gros fumeurs, asthmatiques, bronchitiques, etc…

Le CO2 dans l’air ambiant se mesure en parts par million (PPM). 10’000 ppm = 1% de CO2 dans l’air ambiant.

Voici quelques indications sur les concentrations de CO2 ainsi que son effet:

  • 350 – 450 ppm Concentration atmosphérique typique
  • 600 – 800 ppm Qualité acceptable de l’air intérieur
  • 1 000 ppm Qualité tolérable de l’air intérieur
  • 5 000 ppm Limite moyenne d’exposition d’au plus 8 heures
  • 6 000 – 30 000 ppm Danger, courte exposition uniquement
  • 3 – 8 % Augmentation de la fréquence respiratoire, maux de tête
  • > 10 % Nausée, vomissement, perte de conscience
  • > 20 % Perte rapide de conscience, mort

Un adulte expire en moyenne 20 litres de CO2 par heure. En une nuit de 8h, cela représente un volume d’environ 160 litres. Si on prend une chambre de 10m2 avec 2.5m de plafond, qui nous donne un volume de 25m3 soit 25’000 litres (désolé pour les maths),  il aura remplacé 0.64% du volume par du CO2. Bien sûr, il est très rare d’avoir un environnement 100% étanche, dès lors, la concentration réelle n’est pas si élevée au bout de la nuit. Quoi qu’il en soit, elle reste élevée et peut poser un problème.

Dans une construction moderne, l’accent est mis sur l’étanchéité et l’isolation de l’habitat. La ventilation mécanique devient indispensable et est, d’ailleurs, imposée dans le cadre par exemple de certifications de type Minergie. Celle-ci permet de renouveler l’air afin d’éviter l’accumulation de Co2, d’humidité, et autres gaz toxiques. Ma maison, certifiée Minergie-P est donc équipée d’une ventilation à double flux. Trois niveaux de ventilations sont possibles. Le niveau 2 est celui conseiller au quotidien. Le niveau 1 plutôt lorsque la maison est vide, et pour éviter l’accumulation d’humidité, et le niveau 3 permet de renouveler complètement l’air en quelques heures lorsqu’il y a du monde ou après une bonne raclette. La ventilation double-flux, comme son nom l’indique, fait circuler un flux entrant, et un flux sortant qui ne se mélangent jamais. Le flux entrant est pulsé dans les pièces de vie: chambres, séjour. Le flux sortant aspire l’air dans les pièces humides: cuisine, salles d’eau, cellier. Les deux flux sont équilibrés. Il entre forcément autant d’air qu’il en sort. Reste que les flux sont distribués indifféremment dans les pièces. Il n’y a pas de mécanisme permettant, par exemple, d’envoyer plus d’air dans une pièce et moins dans une autre. Afin de permettre à l’air pulsé de sortir des chambres lorsque les portes sont fermées, un espace de 8 à 10mm est nécessaire sous celles-ci.

Revenons donc à la surprise. Il y a deux ans, j’ai eu pendant deux mois une personne qui dormait dans la chambre d’ami de ma maison. Justement une chambre de 10m2 dans laquelle l’air est pulsé par ma VMC. Dès les premières nuits, cette personne, un gros fumeur qui ne se savait pas asthmatique, n’a plus eu aucun doute sur sa condition. Après quelques heures dans la chambre fermée, je l’entendais tousser. Il se plaignait de manquer d’air, et ressentait un fort besoin d’ouvrir porte et fenêtre. Je me suis inquiété. Je dois avoué qu’il m’était déjà arrivé qu’une personne se plaigne de ressentir un manque d’air dans cette chambre, mais sans plus. Là, c’était plus grave: ses crises d’asthmes étaient inquiétantes. Il a fini par dormir toutes les nuits avec la fenêtre en imposte.

C’est là que, inquiet, je me suis équipé pour mesurer la qualité de l’air dans les chambres. Netatmo venait de sortir sa station connectée, justement équipée d’un détecteur de CO2 en plus d’un thermomètre et d’un hygromètre. J’ai donc acheté un ensemble avec 3 modules. J’ai mis la base dans le séjour, et un module dans chaque chambre. Et là, ça a été le choc: dans la chambre de l' »asthmatique », porte et fenêtre fermée, la concentration de CO2 montait à presque 5000ppm alors que la ventilation fonctionnait au niveau 2, donc le niveau recommandé. Pourtant, dans le séjour, le CO2 restait à un niveau tout à fait supportable. Il dépassait rarement 800ppm durant son occupation. Dans ma chambre, un peu plus grande que la première, j’ai mesuré des taux de 3500ppm lorsque je dormais seul, et 4800 à 5000 lorsque j’étais accompagné.

J’ai contacté l’architecte et le fournisseur. Ce dernier ne m’a pas pris au sérieux dans un premier temps. Il a remis en cause le détecteur Netatmo et m’a mis à disposition un autre détecteur sorti de ses tiroirs: je n’ai pas eu de surprise de constater les mêmes concentrations. C’est alors qu’il s’est déplacé. Dans un premier temps, il a augmenté le débit de la ventilation, passant de 120 à 130m3/h. L’effet a été immédiat, bien que modéré. La concentration est descendue d’environ 500ppm au bout de la nuit par rapport aux nuits précédentes. Ca restait insuffisant.

Plus j’y réfléchissais, et plus pour moi le problème était simple à comprendre: Le CO2 est plus lourd que l’air. Il s’accumule donc par le bas. Or, ce que je constatais dans ma chambre, c’est que dès que la porte était ouverte, la concentration de CO2 chutait rapidement. Je dormais donc dans un aquarium qui se remplissait de CO2 durant la nuit, et se vidait dès que j’ouvrais ma porte… Le fournisseur est revenu, et a essayé de régler le problème avec … du scotch ! en essayant de limiter le débit d’air dans les autres chambres… efforts inutiles. Le principe était dès ce moment-là pour moi très clair: Lorsque la porte était fermée, il y avait résistance. Dès lors, l’air était redirigé vers les grilles d’aérations qui rencontraient le moins de résistance, celles du séjour. A moins de pouvoir installer un système de régulation par grille, il serait impossible d’obtenir une meilleure ventilation des chambres fermées. On peut comparer le problème à ce que l’on constate lorsque l’on bouche la buse d’un jacuzzi. Il y a résistance, l’eau sort donc avec plus de force des autres buses.

A ce jour, le problème n’est toujours pas réglé. J’ai trouvé une solution qui pourrait bien être satisfaisante. Toutefois, bien sûr, légalement je ne peux plus rien contre le fournisseur. Il aurait fallu porter plainte auprès d’un juge tout de suite, permettant ainsi un effet suspensif automatique de la garantie pour vice caché. Je ne l’ai pas fait. Je suis toujours en contact avec le fournisseur, mais il a beaucoup de peine à appréhender le problème, et surtout, soyons honnête, il ne sait pas comment le réglé (sans dépenser de l’argent). Il m’a même proposé de remplacer la ventilation (à ma charge bien sûr), pour une ventilation avec un détecteur de CO2… dans le conduit d’évacuation. Si vous avez suivi, vous saurez que ce serait totalement inutile. Le taux de CO2 global ne dépasse jamais les 800 à 1000ppm, et l’air qui sort de la chambre est dissous dans l’air de la maison avant d’être évacué dans par les pièces humides. La solution serait de placer des bouches d’air Zehnder à CHF 160.00 la pièce – particulièrement conçues pour garantir une isolation acoustique tout en garantissant un libre passage de l’air – près du sol dans chaque chambre, dans la porte ou dans le mur entre la chambre et le couloir, favorisant l’expulsion de l’air vicié de la chambre. Ceci a donc un coût: celui des bouches d’air, et celui des travaux qui vont avec.

La moralité de mon expérience est qu’il est indispensable que vous compreniez l’importance d’une bonne ventilation de votre maison, et l’impact d’une mauvaise architecture de la solution d’aération. Jusqu’à la démocratisation de détecteurs de type Netatmo, personne n’avait l’habitude de vérifier le taux de CO2 dans sa chambre. Mais combien d’entre vous ressentent une oppression, un inconfort, dans sa chambre à coucher, sans vraiment savoir pourquoi et fini par ouvrir la porte ou dormir la fenêtre ouverte ?

Maintenant vous savez: Si on vous vend une solution de ventilation mécanique dans votre maison, exigez qu’on vous mette à disposition un détecteur de CO2 dans les chambres les premières nuits, ou équipez-vous, et contrôlez que la ventilation a été architecturé correctement. Pour ma part, j’ai la conviction qu’une majorité des solutions aujourd’hui installées posent le même problème que la mienne. Sans un distributeur d’air avec réglage de débit par chambre, il est impossible d’avoir un débit équilibré dans toutes les pièces. Quant au détecteur de CO2 dans le flux sortant, c’est de l’argent jeté par la fenêtre. Si la ventilation offre un débit adapté au volume de la maison, le taux de CO2 global ne montera jamais à un niveau nécessitant d’être alerté. Je ne connais pas le marché, je n’ai pas fait des heures et des heures de recherche sur les produits existant. Mais le produit idéal pour moi est le suivant:

Une VMC avec détecteur de CO2 dans chaque grille d’air pulsé, et une gestion électronique et centralisée des flux automatique par grille qui règle constamment le débit en ajustant par exemple, des volets devant les grilles des différentes sorties d’air pulsé.

Ouvrir les fenêtres quand on a une VMC

La plus grande légende qu’il m’ait été donné d’entendre depuis que j’envisage de faire une maison avec une VMC (ventilation contrôlée) est que lorsqu’on a une VMC, on n’a pas le droit d’ouvrir les fenêtres.

Bon. Restons dans le contexte de la maison individuelle. Car j’imagine que dans un immeuble, avec une VMC distribuée dans tous les appartements, si un locataire laisse ses fenêtres ouvertes en permanence, ça risque bien d’avoir un impact. Quoique !

Retour donc dans le cadre de la villa unifamiliale. Ca va faire quatre ans que j’habite ici. Comme le temps passe. Je me suis mis à cuisiner récemment, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici. Et lorsqu’on fait une grosse marmite de ratatouille, qui mijote une à deux heures, l’odeur est vite envahissante et persistante. Il y a une semaine, après avoir fait une telle marmite, alors qu’il faisait 8°C dehors, j’ai ouvert grand deux baies vitrées au rez, et deux fenêtres à l’étage afin de faire un grand courant d’air. Et j’ai laissé ouvert 2h. la température intérieur est passée de 21°C à 13°C… évidemment.

Dès que les fenêtres ont été fermées, la température est remontée à 20°C sans difficulté, et sans avoir besoin de faire du feu. Bien sûr, si cette opération ne m’a pas fait mal au porte-monnaie, c’est aussi parce que je n’ai pas de chauffage. Pour rappel, j’ai une maison certifiée Minergie-P dans laquelle je n’ai pas fait installer de chauffage si ce n’est un poêle d’appoint.

Moralité: Oui, on peut ouvrir les fenêtres comme on en a envie, quand on en a envie. Les conséquences peuvent être une augmentation de la consommation d’énergie. Après, tout dépend de comment est conçu votre maison. Dans mon cas, au pire, c’est quelques bûches de plus pour récupérer un ou deux degrés perdus dans l’opération.

Je souligne toutefois, et pour conclure, que j’ai beaucoup de béton chez moi. L’inertie est donc importante. Comme nous avons eu deux semaines de soleil, ma maison a eu l’occasion d’accumuler de l’énergie dans le béton que celui-ci me rend. Ca explique aussi que je n’ai perdu qu’un ou deux degrés.

Pensez-y …

L’impact de la vie de famille sur la température intérieur

Un de mes problèmes, c’est d’être célibataire… Bon… Le fait d’être seul, d’avoir personne avec qui partager, c’est une chose… Mais être dans une maison à faible consommation, seul, ça pose aussi un problème de chauffage.

Cet hiver, lorsqu’il fait entre 0 et -10°C à l’extérieur, j’ai souvent 18°C le matin dans la maison. Oui oui ça reste très raisonnable, et je ne m’en plains pas. Je fais un feu, et hop, la température remonte de 2°C de confort.

L’objet de ce poste est plutôt de démontrer que une famille de 4 personnes n’aurait pratiquement pas à faire de feu pour être à l’aise.

Pourquoi cet article aujourd’hui ? Parce que j’ai fait mon repassage…. Si si… C’est assez rare pour le noter. Et du coup, la température dans mon séjour est montée d’au moins 1°C. Pas mal non ?

Personnellement, je prends une douche chaude par jour voire tous les deux jours. Je cuisine au maximum une fois par jour, souvent moins. Je fais du repassage qu’une fois tous les mois environ, et je fais environ deux lessives par semaine.

Une famille d’au moins quatre personnes, ça représente: 2 à 8 douches chaudes par jour (ça dépend des habitudes de chacun), de la cuisine au moins une fois par jour, parfois deux, voire trois. La télévision tourne bien plus souvent que lorsqu’on est seul, et parfois, il y a même plusieurs télévisions, ou ordinateurs. Repassage une fois par semaine la plupart du temps, et 4 à 8 lessives. Encore une fois, ça dépend des habitudes.

Bref. Beaucoup plus de dégagement de chaleur. Sans compter bien sûr le dégagement de chaleur de 4 corps au lieu de 2. Ca fait encore une différence.

Alors n’hésitez plus… N’ayez pas peur. Une maison bien isolée, et bien habitée n’a vraiment pas besoin d’une dépense de 30000CHF à 40’000CHF pour une pompe à chaleur et un chauffage dans le sol.  Et si vraiment vous avez peur, et pas envie de vous prendre la tête à allumer des feux régulièrement, mettez plutôt 10’000CHF dans un peoele à pellet automatique, au lieu de mettre 5000’00 dans un peole à bûche…

Chauffage d’une maison Minergie-P

Si vous avez suivi le blog depuis ses débuts, vous le savez. Je n’ai pas de chauffage dans ma maison à l’exception d’un poêle 6kwh.

J’ai commencé à chauffer il y a environ 3 semaines à raison en moyenne de un feu tous les deux jours. Bien sûr, quand il fait gris toute une semaine, c’est plutôt tous les jours. Et quand il y a du soleil, je ne fais pas de feu.

Après 3 jours d’absence, et un temps gris, il faisait 17.8°C dans la maison. J’ai recommencé à chauffé, et j’ai entre 19 et 21°C, sachant que quand je chauffe, il s’agit de faire un feu avec 2 à 4 morceaux de bûches. Bref. Je pense que l’hiver ne va pas me couter cher à nouveau.

 

Côté eau, je n’ai pas encore utilisé l’électricité. Je marche sur les panneaux solaires. Mais là, j’arrive au bout de ma réserve d’eau chaude, et il fait gris. En plus, le système électrique est en panne, malgré le petit bouton reset du thermostat (il faut savoir que le thermostat, semble-il, disjoncte si la température du boiler monte à plus de 90°C ou 95°C pendant l’été, ce qui est le cas). Donc j’attends qu’on vienne me dépanner. Mais là, il va falloir qu’ils commencent à se dépêcher. Sinon je ne vais pas tarder à prendre des douches froides.

Conseils d’ex-maîtres d’ouvrage

Petit florilèges de conseils basés sur notre expérience lors de notre projet de construction. Certains que nous avons appliqués, d’autres que nous aurions du.

Cuisine

Nous avions donné ce mot d’ordre à l’architecte : une cuisine trop grande !  Et nous l’avons !

Les espaces de rangements doivent vraiment primer sur l’apparence de la cuisine.

La matière des armoires de cuisine doivent être lavable et durable, peu importe que ce soit une tache de graisse ou de la poussière.  Pensez à ceci : si je renverse un bidon d’huile d’olive sur le plan de travail ou les armoires, est ce que j’arrive à bien nettoyer facilement ?

L’ouverture des armoires doit se faire avec des poignées.  Pour notre part, nous avons opté pour des rainures, car c’était plus discret et joli, mais c’est bien moins pratique quand nous avons les mains mouillées, et dans la cuisine, ça arrive souvent !

Nous utilisons les robots pour passer l’aspirateur et laver le sol, si c’est votre cas, pensez à vérifier la hauteur du bas des portes d’armoires, pour ne pas que les robots se bloquent dessous comme les nôtres.

Les appareils ménagers doivent être placés en hauteur, surtout le lave-vaisselle qu’on utilise à chaque jour et plusieurs fois par jour.

Pour ceux qui aime une fenêtre au dessus de l’évier, pensez à ce que vous avez de l’autre côté, car si c’est un vis à vis avec les voisins comme nous, ca peut être gênant.  Surtout que nous passons quand même beaucoup de temps devant cet évier.

L’évier doit correspondre à la façon dont vous lavez la vaisselle.  Pour nous, nous lavons tout et rinçons tout avant de faire sécher sur le plan de travail.  Donc nous avons placés 2 éviers côte à côte et avons prévu la place pour faire sécher à côté (le côté dépend si vous êtes droitier ou gaucher).

La petite douchette est un investissement que nous ne regrettons surtout pas, très pratique pour laver les éviers.

Le robinet de la cuisine doit être mobile et assez haut.  Il faut s’imaginer devoir rincer la plus grosse de vos casseroles sans devoir pousser le robinet au dessus.

Derrière l’évier, prévoir une matière résistante et lavable contre le mur.  Nous avons opté pour une plaque de Corian® mince, et c’est génial.  Comme c’est mat, les petites gouttes ne se voient pas.  Je n’ose imaginer ceux qui choisissent le verre.

Nous avons un système à pédale pour ouvrir la poubelle qui se trouve dans une armoire avec une simple pression du pied, et effectivement, c’est le pied !  Par contre, pensez à le mettre ailleurs que vis à vis l’évier, car quand nous sommes 2 dans la cuisine, celui qui lave la vaisselle doit toujours se pousser pour laisser celui qui nettoie la table à manger utilise la poubelle.

Prévoir le système pour mettre le compost vers la poubelle.

Le plancher de la cuisine doit vraiment être robuste et ne pas craindre d’être mouillé, car on n’y pense pas forcément, mais il y a toujours quelques gouttes sur le sol de la cuisine.

Nous avons fait surélever la hauteur du plan de travail de quelques centimètres par rapport à un plan standard et nous ne le regrettons pas du tout. Pensez à tester la hauteur avec une casserole par exemple. Faut pouvoir aller au fond de la casserole sans devoir se mettre sur la point des pieds. Le nôtre est à 93cm.

La plaque de cuisson doit être grande, très grande, la plus grande !  Car avec de grandes poêles et de grandes casseroles, c’est vite fait de manquer de place.  Nous avons pris de l’induction, choix que nous ne regrettons pas, mais par contre la prochaine plaque aura les boutons plutôt que ces touches tactiles.  Je dois avouer que c’est vraiment merdique ce système.  Doigts mouillés, plaque un peu sale et on peut plus rien régler.

Les espaces entre les plans de travail doivent permettre à 2 personnes de travailler en même temps dans la cuisine sans se marcher dessus.

Cellier

Si comme nous vous y avez placé la machine à café et autres appareils, pensez à mettre un plancher et les murs lavables et résistants.  Un dégât de café sur le mur est si vite arrivé.

Prévoyez une pièce assez grande pour y accueillir les bacs de récupération, un congélateur, les réserves de nourriture et papier ménage ainsi que tous les appareils que nous utilisons rarement. (Four à raclette, caquelon à fondue)

Salle à manger

Certaines personnes veulent une prise au sol près de la table à manger.  Pour des raisons techniques et économiques, nous y avons renoncé et je dois dire que ca ne nous manque pas du tout.

Ceci n’a rien à voir avec la construction de la maison, mais j’ai un conseil à donner pour ceux qui veulent changer de mobilier.  Je crois qu’il vaut vraiment la peine de prendre une table très large et des chaises confortable, car nous passons beaucoup plus de temps assis sur les chaises de la cuisine que sur le sofa.  De plus, quand nous recevons des invités, il n’est pas rare de discuter longtemps à table pendant et après le repas.  Donc pensez à vos, et à leurs fesses !

Salon

Cela vaut vraiment la peine de penser aux espaces et aux meubles du salon.   Avec la grosseur des sofas aujourd’hui, c’est vite fait de se retrouver serré entre le fauteuil, le sofa 3 places et la table de salon.  Pensez aussi aux espaces que prennent les enceintes stéréo, les plantes et les lampes.

Pensez aux meubles que vous avez aujourd’hui, mais pensez aussi à ceux que vous aimeriez dans le futur.  Ainsi vous pourrez adapter les fenêtres et les espaces.

Notre système de combinaison salon et cinéma-maison est vraiment génial, je le conseille à toutes les personnes désirant un cinéma-maison.

De façon général, dites-vous que moins vous aurez de meubles ou matériel sur le sol, plus facile sera le nettoyage.  Nous préférons suspendre au mur plutôt que de poser simplement sur le sol.

Local technique

Un mot d’ordre : le plus loin possible !  Ainsi vous ne risquez pas d’entendre les écoulements ou les appareils tourner.

C’est un local où nous allons rarement, que nous ne faisons pas visiter et qui reste QUE fonctionnel.

Espaces de rangement

Profitez de chaque recoin pour les fermer et en faire des espaces de rangement.  Sous les escaliers, garde-robe, etc.  N’oubliez pas de penser à y mettre la lumière.  (Merci Monsieur l’électricien !)

Pensez aussi à comment vous voulez mettre vos étagères dans ces espaces, est ce que vous aurez assez d’espace pour passer à côté ou aller chercher ce que vous avez besoin dans le fond de l’étagère ?

Disposition des étages

Cuisines en bas, chambres en haut, ou vice et versa ? choix très difficile et discutable.  Je dirais simplement qu’il faut réfléchir au chemin à parcourir de la voiture à la cuisine quand vous êtes de retour des courses.  Pensez aussi au chemin avec la poubelle pleine, avec les bacs de récupération quand vous allez à la déchèterie, et finalement pensez à vos vieux jours. Dans tous les cas, imaginiez qu’un jour, vos escaliers devront peut-être accueillir un monte charge ou un fauteuil tracté, voire un ascenseur.

Disposition des pièces

Encore une fois question très difficile et délicate. Tout dépend de vos valeurs, mais par expérience, je dirais de ne pas faire de pièce sans fenêtre, même pas le dressing !

Chambre à coucher

Nous avons misé sur le sobre, puisque nous avons réalisé que nous y étions que pour dormir et +.  Donc au final nous n’y sommes pas très souvent à part les nuits.  Donc ca ne vaut pas la peine de faire une très grande chambre à coucher.

Pensez à l’emplacement de la chambre à coucher par rapport aux autres pièces, surtout si vous ne vous couchez pas tous à la même heure.

Nous avons intégré des armoires murales dans la chambre à coucher et c’est vraiment pratique.  Ne serait-ce que pour ranger les oreillers, duvets, draps ou aussi votre pyjama si vous ne voulez pas qu’il traine sur le sol.

Quand vous réfléchissez à l’emplacement du lit, pensez à l’orientation du soleil au lever.  Je vous garanti que ce n’est pas agréable de se réveiller avec un rayon de soleil qui passe entre les stores dans les yeux.

Par rapport au mobilier, pensez au nettoyage sous le lit et à l’espace que prend les tables de nuits.

Chambre d’amis

Franchement, c’est une pièce qui sert souvent de débarras et pour le rangement à 90% du temps, est ce que ca vaut vraiment la peine d’investir beaucoup ?

Dressing

Contrairement à ce que nous avons pensé, une fenêtre serait la bienvenue dans cette pièce.

Nous avons mis les machines (lave-linge et sécheuse) dans cette pièce et c’est vraiment une très bonne idée.  Surtout penser à mettre ces machines proche de où on range les habits et où on les mets au sale, mais aussi loin des chambres à coucher.

Salle de bain visiteur

Nous avons prévu une pièce assez grande (pour une salle de bain visiteur), mais si c’était à refaire nous la ferions plus petite, pour laisser aux autres pièces plus utilisées plus de place.

Lave-mains à choisir grand, car les visiteurs ne font pas souvent attention aux éclaboussures d’eau.

Surtout pas de miroir derrière le robinet.  Encore des éclaboussures !  Prévoyez plutôt une surface mate et facilement lavable.

La cuvette suspendue est un très bon choix pour laver le sol.  Pensez à la hauteur de la cuvette pour les grands, mais aussi pour ceux qui utilisent les robots pour nettoyer le sol, pour qu’ils aient l’espace pour passer dessous.

Salle de bain principale

Même chose que la salle de bain visiteur à propos du miroir derrière le lavabo et le robinet, surtout à éviter !  Prévoyez une surface mate et facilement lavable.

Les meubles de salle de bain doivent aussi être facilement lavables.  Il y a souvent des éclaboussures ou des traces de pâte dentifrice, et ca reste taché sur les surfaces fragiles !

Nous avons prévu une douche énorme et sans verre ni rideaux, et c’est un excellent choix, vraiment je le conseille.

Les meubles suspendus ainsi que la cuvette suspendus sont vraiment une bénédiction pour le nettoyage du sol.

Escalier

Moi qui aime monter les marches 2 par 2 et avec force, je suis très satisfait des marches en béton.  J’aurais été beaucoup moins à l’aise avec des marches flottantes en bois.  De plus, il n’y a pas de bruit lorsque quelqu’un monte ou descend les escaliers.

Nous avons choisi de finir la rampe à 3 marches du bas et c’était une super idée.  On peut ainsi monter ou descendre de l’escalier en partant de côté.

Chauffage

Comme nous n’avons pas de chauffage, je vais seulement parler du poêle à bois que nous avons.

Le conseil que je ferais serait de se procurer un poêle qui possède une porte suffisamment grande et haute pour ne pas avoir à se contorsionner pour y mettre une buche.

Ne pas oublier de prévoir l’espace autour du poêle pour les buches et les outils.

Extérieur de la maison

Pensez à l’entretien que votre maison va demander.  Est ce que vous vous voyez dans 5 ans à chercher un peintre pour refaire votre façade ?

Un point super important auquel on ne pense pas forcément, c’est la disposition des fenêtres.  Pensez à éviter les regards indiscrets des gens qui passent dans la rue et aussi les vis à vis avec les voisins.

Aménagement paysager

Un bon conseil que j’aimerais donner, c’est de faire le plus possible pendant la construction.  Il ne vaut pas vraiment la peine de se dire : ah nous allons faire ça après.   Souvent les prix augmentent et c’est toujours embarrassant d’enlever le gazon que le paysagiste vient de semer pour y mettre une terrasse.  De plus, c’est souvent moins cher pendant que les machines sont présentes sur le terrain, plutôt que de faire 2 ans après et payer les transports de la machinerie.  Sans oublier les dégâts au terrain que cette machinerie peut faire.

Emplacement du terrain

Attention à prendre une parcelle bien ensoleillée.

Nous avons eu énormément de chance de trouver une parcelle qui est accessible seulement par une route sans issue et je sais que ce n’est pas tout le monde qui a cette chance.  Par contre, veillez à prendre une parcelle où il n’y a pas trop de passage.

Comme le disait un architecte, comme lors d’un mariage, la parcelle est la mariée tandis que la maison est la robe.  Vous pouvez avoir la plus belle des maisons, mais si elle est mal située sa valeur en sera grandement diminuée.

Terrasse

Comme nous ne l’avons pas encore fait, le seul conseil que je donnerais serait de la faire en même temps que la construction de la maison.  Je crois qu’il vaut la peine de payer plus cher au début que 1 ou 2 ans après.

Cave

Pensez à l’aération de la pièce, c’est vite fait de sentir le renfermé là dedans !

Si vous avez un accès à l’eau, une évacuation d’eau au milieu de la pièce peut être utile.

Prévoyez une pièce assez grande, car c’est impressionnant le chenil que nous devons ranger dans cette pièce.

Atelier

Idem que la cave.

Mais quoi qui font ???

Pour répondre à Alain qui s’interroge sur ce qu’on devient 😉 voici un petit point de situation.

Il y a environ deux semaines, la Suisse (comme d’autres parties d’europe) a connu une vague de chaleur inhabituelle. Nous avons eu une journée à 25 degrés, et beaucoup de pollens. L’eau dans le boiler est montée à 95°C. On ne craint pas les légionelles 🙂

Avant cette vague, nous avions déjà arrêté de chauffer depuis quelque temps, et coupé l’électricité alimentant le boiler. Cela fait donc un 5 à 7 semaines que l’on ne chauffe plus ni air ambiant, ni eau, à l’exception d’une nuit durant laquelle, suite à 7 jours de gris, j’ai remis l’électricité pour chauffer un peu l’eau. Pour l’instant, elle se maintient entre 40 et 50°C, malgré les nuages. Les quelques éclaircies passagères dont on profite suffisent.

C’est toujours rassurant de voir les cheminées du voisinage fumer, alors que nous avons 21°C dans la maison 🙂 On sait qu’on a pas investi pour rien dans la plus value pour la maison passive.

Nous sommes un peu inquiet pour l’été par contre. Car dès que le soleil tape un peu, on gagne un à deux degrés. Comme nous avons des stores au sud-est, et au sud-ouest, nous avons acheté trois sondes thermosunis de Somfy, afin d’automatiser le fonctionnement de nos stores pendant que nous sommes absents. Les sondes thermosunis fonctionnent selon deux critères qui sont la température intérieur, et l’ensoleillement, le premier étant celui qui prime. Si je fixe le seuil de température à env. 21°C, tant qu’elle est en-dessous, rien ne se passe. Si elle est au-dessus, les stores vont descendre en cas d’ensoleillement. Ils ne sont pas très pratiques à programmer, car les règlages se font de manière analogique, et en fonction des conditions présentent lors de la configuration.

Entre temps, la végétation a été semée sur le toit. Coup de bol, il s’est mis à pleuvoir dès le lendemain, et depuis, il a plus tous les jours. Ca ne pouvait pas mieux tomber. Je ne suis pas encore aller voir ce que ça donnait.

L’ensemencement du jardin est prévu pour la fin de ce mois. Malheureusement, nous n’auront pas de gazon pendant nos vacances durant lesquels les parents, le parrain et la marraine de [mon ex] nous rendent visite du Québec pour passer quelques jours chez nous, et pour participer à notre cérémonie de « mariage ». Ha ben oui, ça c’est l’autre nouvelle: Nous signons un contrat de « partenariat enregistré » le 12 juin prochain ;-), protection indispensable dans le cadre d’une co-propriété dans le couple.

Au fait… Vous ai-je dit que nous ajoutions une fenêtre ??? Je crois que je n’ai pas abordé le sujet encore sur le blog… Hé bien voilà qui est fait… Nous ajoutons une fenêtre. Oui, c’est un peu malheureux de ne pas y avoir pensé avant, et pour sûr, la plus-value est assez amère, mais c’était ça, ou le regret de ne pas avoir mis une fenêtre à côté de la cuisine, là ou le dégagement sur la vue se trouve… Long story short comme disent les anglo-saxons (ça veut dire: longue histoire courte), nous avions prévu une fenêtre à cet endroit au départ, puis y avons renoncé à cause de la terrasse qui devait se trouver à cet endroit… Mais en court de route, la terrasse a été annulée, mais personne n’a pensé à remettre la fenêtre… Le 19 mai, ils viennent percer la façade, le 20 mai, ils pausent la fenêtre. Je ne me réjouis pas du bordel que ça va faire. Heureusement, c’est du bois, et de la laine de pierre… Donc rien de bien méchant à nettoyer.

Alors, à suivre 😉

Fumée refoulée, et feu qui s’étouffe

C’est la galère… Enfin, moins qu’il y a une semaine, mais ça reste plutôt gênant.

Notre magnifique poêle Skantherm Solo nous donne de la misère. D’abord, il a été changé, car le premier faisait beaucoup de bruit de dilation, et nous avions différents problèmes avec. Ensuite, avec le nouveau comme avec l’ancien, le feu prenait mal, brûlait peu, et il était impossible de chauffer. Le feu finissait par agoniser lentement, dans une accumulation de fumée extraordinaire.

Ils sont venus, ils ont vu, ils ont (presque) vaincu. Ils ont découpé un peu dans le déflecteur pour agrandir l’évacuation des fumées. Du coup, ça va un peu mieux… à condition de faire un feu fort tout de suite, afin d’assurer un appel d’air chaud vers le haut, qui va provoquer une entrée d’air suffisante pour assurer la combution.

Seulement voilà: une fois que la combustion a bien démarré, ça se calme, et du coup, l’appel d’air devient insuffisant. Les fumées stagnent dans le foyer, le feu toussotte, hésite, brûle lentement, et si on ouvre pour rajouter du bois, on se prend une concentration de fumée dans la tête et dans la maison. On a un peu peur de finir avec des murs et un plafond fumés 🙁

J’ai écrit ce soir au fournisseur qui a jusqu’ici assuré un excellent service après vente. J’imagine qu’ils vont proposer qu’on choisisse un autre modèle de poêle. Manque de pot, celui dont on rêvait dès le départ n’a pas d’entrée d’air extérieur (Stüv 30)… mais avant qu’on change de poêle, j’aimerais bien que, comme je suis donné à le faire en informatique, le fournisseur fasse le point sur l’ensemble du circuit. Ne pourrait-il pas y avoir une problème avec la longeur de l’arrivée d’air ? ou la hauteur de l’évacuation ? où pourquoi pas la façon dont est fait le chapeau de cheminée ? enfin bref… Un problème quelque part, il y a, et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai la conviction que ce n’est pas le poêle qu’il faut viser…

Si toi, Ô lecteur, tu t’y connais dan le domaine, et à une idée d’où se situe le problème, n’hésite pas à t’exprimer…

A suivre…

Série noire en cours de résolution

Voilà trois semaines que nous avons emménagés. Et nous avons fait quelques découvertes assez surprenantes.

D’abord, la VMC était mal montée. Au lieu d’avoir un flux entrant, et un flux sortant, nous avions deux flux entrant. Il m’a fallu un certain temps pour comprendre ce qui était faux, en étudiant le schéma de montage, en vérifiant quels tuyaux aspiraient, et quels tuyaux soufflaient… Grosse surprise, étonnement général, consternation de l’architecte… Celui-ci a très vite réagi, et la société Ackermann nous a envoyé une équipe le lendemain matin pour régler le problème. C’était vendredi.

Nous avions donc, depuis noël, une maison en surpression, avec uniquement de l’air froid entrant. Donc aucun échange de chaleur. Nous avons compris pourquoi il était si difficile de gérer la température. Depuis vendredi, c’est beaucoup plus agréable. Il n’y a plus de courants d’air au sol, et les odeurs disparaissent aussi plus vite.

Suite à ce changement, nous avons constaté que notre entrée d’air pour le poêle n’apportait pas l’air nécessaire à la combustion du bois. Si il marchait jusqu’ici, c’est uniquement parce que la maison était en surpression, et donc, que l’air s’échappait par le poêle, là ou il pouvait. Ca apportait ce qu’il fallait au feu pour brûler… Bref. Je suis donc allé vérifier l’entrée d’air, et celle-ci est presque entièrement enterrée dans le misapor. Elle n’a aucune protection provisoire, et est à l’heure actuelle probablement pleine de glace, vu les pluies torrentielles qu’on au eu pendant les fêtes, et ensuite, les terribles vagues de froid que nous avons depuis.

Toujours la semaine passée, une société est venue poser les tringles pour les rideaux du home cinema, et le plafond accoustique. Ils ont pour ce faire percé le plafond en béton à beaucoup de reprise, pour fixer la laine de verre. Ils sont venu sans protections, sans aspirateur, ont mis de la poussière de béton absolument partout, et se sont même servi de notre aspirateur dyson pour aspirer ensuite la poussière qu’ils ont vaguement balayé…

Au téléphone, le patron m’a dit qu’il ne savait pas que la maison était habitée…. quand bien même, d’après [mon ex] qui était là pour les accueillir, il est passé personnellement jeudi matin pour accompagner ses gars, et est reparti ensuite.

Une société de nettoyage va venir faire un devis demain, et les nettoyages seront à leur charge. Un technicien Dyson passera également cette semaine pour réviser l’aspirateur, et en changer le moteur qui, sinon, sera vite foutu, la poussière de béton étant très abrasive.

Le problème de VMC m’hallucine… Quand on ouvrait les portes, on entendait l’air s’échapper. Les portes étaient difficiles à ouvrir ou à fermer à cause de la surpression. Je me suis demandé si c’était normal, et me suis dit qu’après tout peut-être, puisque la maison était étanche. Mais je suis choqué que personne parmi les professionnels habitués des maisons passives, ne se soit posé la question avant moi… Quoi qu’il en soit, ce problème est réglé, et j’en suis bien heureux.

Le problème de la poussière de béton est pour moi beaucoup plus grave. Il m’a été difficile de faire comprendre à l’architecte comme à des amis que la poussière de béton étant abrasive, c’est une véritable calamité, et une catastrophe ! Heureusement, lors des travaux, nous n’avons aucun appareil électronique qui tournait, à part mon ordinateur à l’étage qui semble ne pas en avoir trop avaler. Mais il y a les vitres à nettoyer, tous les cadres de fenêtres, les portes, certaines étagères, les meubles en cuir…. Bref… beaucoup de travail. Et tout ça, en prenant garde à ne pas rayer… La poussière de béton est du sable fin ! Frotteriez-vous vos vitres ou votre vitrocéram avec du sable ?!? Chaque fois que j’y pense, je me mets dans une colère noire, tellement c’est insensé, inconsidéré, irrespectueux de la part de la société. Nous serions aux Etats-Unis, ils auraient un gros procès sur le dos. En Suisse ? aucune chance. Ca couterait cher, prendait du temps, et on risquerait encore d’y laisser des plumes.

Pour l’instant, le patron admet sa faute à demi mots, mais annonce accepter la prendre en charge du nettoyage. Je ne sais pas s’il sera toujours aussi conciliant quand il aura le devis de l’entreprise de nettoyage… Je croise les doigts. J’ai pas envie d’avoir à me battre avec ma protection juridique pour obtenir dédommagement…

A suivre…

C’est le soleil qui doit chauffer la maison…

Voici une phrase récente de l’architecte… C’est le soleil qui doit chauffer la maison passive…

la grande question est: Mais où donc est ce soleil ???

Comble de bonheur, ce matin, il a pointé le bout de son nez. mon ex n’a pas monté les stores ce matin (il était à la bourre 😉 ) et quand je me suis levé, il faisait 18°C dans la maison. Supportable… Puis, j’ai ouvert les stores, et en 40 minutes, nous avons gagné 1°C. Donc je confirme…. C’est le soleil qui doit chauffer la maison. Mais nous avons quand même un hiver particulier, avec un ensoleillement très limité. Et à l’instant où j’écris ces quelques lignes, un nouveau tapis de nuage vient gâcher mon plaisir.

Qu’à cela ne tienne 🙂 Me voilà rassuré, et dorénavant, monter les stores le matin sera notre priorité absolue 😉

J’ai quand même allumé un feu, on sait jamais. A cet instant, la température est de 21°C dans le séjour. Elle doit donc être d’environ 22°C à l’étage. La température extérieure est de -1.4°C. Elle est descendue à -7.4°C pendant la nuit… Faut quand même admettre que 25°C de différence entre l’intérieur et l’extérieur sans chauffage pendant la nuit, ça en jette.